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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 10:18

Voici un nouveau poème que vous pouvez retrouver parmi ceux d'autres poètes sur le blog d'Ysengrin ( voir mes fav: compère Ysengrin)  sous le thème de l'arbre à palabres. Soyez curieux, allez-y  et participez également si la plume vous démange ...

 

Ah certe ! Quelle longue histoire nous unit,
Arbre et Homme ! Et combien d'analogies !

Nous sommes amis, et si l'on remonte nos branches
Nous sommes frères, de peaux plus ou moins blanches.
Notre famille est ce rameau bourgeonnant
De nombreux enfants puis de petits enfants,
Qui à leur tour questionneront leurs racines
Pour deviner l'arbre qui les porte et domine.

Nous croissons pareillement, en jeunesse
Mince et flexible, avec la même ivresse
Tendre les bras autour de soi, au ciel
Elever son regard, y voir l'essentiel.
Nous vieillissons idem, dos vouté, maigre torse,
Les cernes avouent l'âge plus que la vieille écorce.

Quand l'Homme ancien quitta l'obscur logis,
Arbre, c'est dans tes bras qu'il fit son nid,
Depuis, tous les bâtiments abritant nos têtes
Furent couverts de bois jusqu'a leur faîte.
Puis quand l'homme devint peuple conquérant,
De ton bois fit ses navires  triomphants.

Les dieux hantaient de même l'arbre et l'homme,
Murmurant de la Vie les précieux axiomes.
Un soufle de justice agitait vos ombrages,
Rois des forêts, des savanes, quand l'arbitrage
Des rois des hommes annonçait le verdict:
Le partage, la mort, la grâce qui acquittent.




 

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Published by JEANSANTERRE - dans poésie
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commentaires

Berthe Beaute 19/09/2011 21:09



Auprès de mon  arbre, je vivais heureux,


j'aurai jamais dû m'éloigner de mon arbre, 


auprès de mon arbre, je vivais heureux, 


j'aurai jamais dû le quitter des yeux


Vous souvenez vous de cette chanson de Georges Brassens



Korielle 11/09/2011 14:37



Bonjour Jean,


Je pose mes valises pour quelques jours avant de repartir...c'est un réel plaisir que de passer te lire...


hêtre ou ne pas hêtre...force de la nature rythmée par les saisons, renaissance...


Vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu écrivait Victor Hugo...


Toutes mes amitiés cher poète en ce dimanche orageux.



cheyenne41 06/09/2011 14:25



voilà, Jean, j'ai remis ma copie, puisque c'est la rentrée... -


J'espère que tu vas bien.



cheyenne41 06/09/2011 14:25



l'arbre et les hommes ...frères, ayant besoin l'un de l'autre, mais  lequel a le plus  besoin de l'autre? l'homme assurément- Pour  se chauffer, fabriquer des  bateaux, du
plus  frèle esquif  à l'imposant navire, pour faire des maison, des abris, des meubles, que  sais-je encore...


Puis vint le fer, la forge ( mais  du  bois  pour  l'alimenter et  chauffer!) et  l'homme â un peu de l'arbre. Pourtant, il avait  eut  des années
durant  ses  fruits, pommes, poires et autres délices, ses noix pour l'hiver, ses châtaigne à griller ou faire en farine pour les jours de disette. L'heure était venue du pétrole
malodorant, du charbon, et  des navires parcoururent incessamment les mers  chargées  du précieux et sombre liquide.


Il y eut des naufrages, et la mer en pâtit lourdement, quand des flancs de ces monstres jaillit ce pétrole qui pollua, abondamment.


Lhomme  commença à imaginer se passer de ces énergies, bien tardivement, car les dégâts  étaient  déjà immenses. Il acheta des vélos, reprit  son cabas pour les courses,
dérisoire et vain effort!


L'arbre continuait de pousser, tant  bien que mal, même dans  les villes où on lui laissait si peu de place au milieu du béton. A chacun, sans  rancune, il offrait l'ombre, une
place où dormir.dans ce qui restait de forêt, sur la mousse à ses pieds. à coté de son tronc protecteur.


Dans les  jungles, les animaux fuyaient  éperdument, tandis que les machines  attaquaient les forêts, détruisant leur espace. Mais l'homme  voulait planter  du mais,
pour faire rouler les autos, pour mettre dans les aliments  du chat. L'homme voulait  aussi  avoir  un salon de jardin d'une essence  exotique, pour  s'assoir 
dehors et regarder le ciel  se couvrir d'une noire fumée.


L'histoire serait trop longue à vous conter en détail.


Les folies  des hommes, un jour, mirent la planète en péril. Les animaux moururent en premier. Puis les hommes, créatures fragiles, qui n'avaient plus de ê à manger ni de bois pour
les  cuire.


Tout cela parce que les hommes, un jour, se sont  éloignés des campagnes, ont oublié les arbres  et de les  aider à grandir, de les protéger, dans leur intérêt propre...


Un rêve? un cauchemar? allez savoir. Je n'exagère presque pas.


Alors dans votre champ, dans votre jardin, dans la  forêt voisine ou le petit bois, pensez à l'Arbre, notre frère. Protégez le, aidez le, défendez le.


Et ne le gaspillez point. Il était là, à l'aube de l'umanité, il est là encore à son déclin, mais nos destins sont liés.



Patou 02/09/2011 12:28



Bonjour Jean,


J'imagine et espère que les bonheurs de la vie avec ta compagne te prennent, mais tes messages me manquent. Je viens te dire que j'ai présenté ton superbe poème pour l'arbre à palabres, il y
a des commentaires qui le disent de diverses façons. C'est dommage que tu n'écrives pas plus alors que tu fais de si beaux poèmes... Amitié.



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