Ah! l' Inspiration suberbe et souveraine, L'Egérie aux regards lumineux et profonds, . . . . . . . .La Colombe, le Saint-Esprit, le Saint-Délire, Les Troubles Opportuns, les Transports complaisants, Gabriel et son luth, Apollon et sa lyre, Ah ! l'Inspiration, on l'évoque à seize ans ! . . . . . . . . . . . -- Paul VERLAINE -- Moi , j'aurai toujours seize ans ! Jeansanterre
Le Temps poursuit son œuvre ici bas.
Sur les choses il répand sa poussière,
Ici flétrit roses et cœurs, là,
Efface l'ombre de l'être cher.
Où vous êtes vous donc égarés
Voix et visages de mon enfance ?
Surement pas autant éloignés,
Je devine vos douces présences.
Maman et les enfants réunis
Dans la maison et leurs voix fluettes.
Mon père, que le soleil bruni
Au jardin, dresse sa silhouette.
Plus loin, sur la colline perché,
Le village où naquit ma mère,
Ailleurs dans la plaine, un clocher
A l'ombre duquel grandit mon père.
J'y ai vécu, auprès des cousins,
Lieux sacrés où puisent mes racines,
J'y promenais mes pas enfantins
De l'aube au soir, quand le jour décline.
Où vous êtes vous donc égarés,
Voix et visages de mon enfance ?
Le voile du Temps sur vous tombé,
Efface vos chères existences. !
Jeansanterre, mercredi 27 Avril 2011