Ah! l' Inspiration suberbe et souveraine, L'Egérie aux regards lumineux et profonds, . . . . . . . .La Colombe, le Saint-Esprit, le Saint-Délire, Les Troubles Opportuns, les Transports complaisants, Gabriel et son luth, Apollon et sa lyre, Ah ! l'Inspiration, on l'évoque à seize ans ! . . . . . . . . . . . -- Paul VERLAINE -- Moi , j'aurai toujours seize ans ! Jeansanterre
Jeansanterre :
Appoline s'est dérobée, hélas pour moi .... mystère du caractère féminin, un de plus ...
la Muse:
le chant du monde ne sera tien que par la voix que tu lui prêteras
l'important n'est pas quoi, ou qui l'on aime,
l'important c'est, ce qui nous fait aimer ...
Tout se construit sur ce que l'on ignore...
Nous ne devons pas avoir l'idée du chemin, c'est ainsi que nous le dessinons et l'inventons...
Sans but, ni route tracée, on imagine la craie et la marelle pour mieux dessiner l'aurore,
Alors,
Le galet se pose sur le ciel...
Dernière étape avant le paradis ....
Dans le pouls lent d'un cœur qui bat, au rythme des rêves,
Et qui va...De l'uni...vers...L'unisson ...
Quant à savoir ce qui du rêve ou de la réalité dessine les contours d’une vie … je l’ignore.
Mais ce que je sais,
C'est que rien ne se donne qui ne s'accueille,
C'est que rien ne se dit qui ne se ressente...
Appoline n'était peut être qu'un rêve,
et les rêves parfois ne doivent pas affronter la réalité .
oui je crois que c'est ça que nous devons retenir d'Appoline.
l'important n'est pas quoi ou qui l'on aime,
l'important c'est ce qui nous fait encore aimer et ce qui nous fait encore réver...
Ainsi tu ne dois rien regretter
Car si les rêves restent des rêves, et qu'ils existent grâce à nous,
je crois que l'on peut aussi penser que nous existons...grâce à eux.
Jeansanterre:
Vois, je suis un marin perdu
Dans l'océan de rêverie,
Ma voile fragile s'est rompue
Et mon safran n'est que débris.
Errance ...
Entre deux
Infinis bleus,
Errance ....
Silence ...
..............
Une voix ?....
Dans ma solitude ! ....
Une voix,
D'égale amplitude,
Implorante ....
Surpris, je me retourne ....
Elle, dolente
Dans sa brume séjourne.
-- " Prend moi avec toi !
Je serai ta joie,
Tu seras la mienne "--
-- " Discrète sirène ..."
Commençais-je à dire,
Mais son rire dans la brume
Eclata vif et moqueur ...
Puis le rire, puis la brume
S'évanouirent sur l'heure
Laissant
Au vent
Léger
Léger ...
Un baiser
Salé
Salé ...
.............
Errance ...
Dans l' espace fluide
Outrance
Du temps qui dévide
Son long fuseau
............
( à suivre ...)