Le précédent poème encensait le maître idéal
La vérité pour moi cancre, fut plutôt ... infernale
Voici du corps enseignant
L'instituteur ... en geignant ! ( moi, bien sûr, pas l'instit ! )
Dans la salle de classe primaire
Nous étions trente garnements
Notre maître avait bien à faire
Et le faisait toujours rudement !
Félix, déja cinquantenaire
Comptait une longue carrière
Quand moi, enfant doux et rêveur
Je fus placé chez ce dompteur
Ardoise et crayon de papier
Les buvards, plumes et encrier
J'eu beau faire d'inhumains efforts
Que de taches, encore et encore !
Ô douleurs, histoire de France
Mathématiques, ô souffrances !
Félix tourmentait au tableau
L'élève paniqué et penaud.
Tant de dates et tant de nombres !
Pendant ces longues heures sombres
On sentait dans le lourd silence
La peur transpirer des consciences.
Quand tout soudain, jailli un cri
Un élève du fond pâlit
Le maître s'était retourné
Et lancé sa craie sur le nez.
Parfois la brosse du tableau
Aussi volait sur nos bureaux !
Plus d'un se fit tirer l'oreille
Pour moi, ce furent de durs réveils ...
Cet homme devait bien m'aimer
Car il me fit, hélas, redoubler !
Enfin, ma peine s'acheva
Par l'epreuve du certificat.
( magnifique document, format A3, que je conserve pieusement !!! ).
Jeansanterre, le 22 Janv. 2010