Ah! l' Inspiration suberbe et souveraine, L'Egérie aux regards lumineux et profonds, . . . . . . . .La Colombe, le Saint-Esprit, le Saint-Délire, Les Troubles Opportuns, les Transports complaisants, Gabriel et son luth, Apollon et sa lyre, Ah ! l'Inspiration, on l'évoque à seize ans ! . . . . . . . . . . . -- Paul VERLAINE -- Moi , j'aurai toujours seize ans ! Jeansanterre
Bonjour à tous,
En guise de rentrée automnale, j'ai le plaisir de vous présenter un poème dont la forme s'appelle un carillon.
Le carillon [en tant que poème à forme fixe] se compose de trois quatrains suivis de trois tercets.
• Les trois quatrains sont sous forme hybride.
• Les trois tercets peuvent être sous forme liée, glissante, ou semi-orpheline.
→La pièce comprend 21 vers au total : (3x4) + (3x3)
Compagnon de Poésie j'aime votre chant.
Jamais mon émotion en l’œuvre ne s'use
Quand s'exprime gracieusement votre muse.
Vos extases sont miennes en nos cœurs s'épanchant.
Depuis le printemps, pris d'une fièvre obtuse ,
Si commune est quelle semble nécessité,
Je n'ai plus l'oreille aux propos de ma muse.
Lassée de mon indifférence, elle m'a quitté.
Hors donc ! Continuez ami, chantez, chantez !
Que les roulements discontinus de vos rimes
Soient vagues de bonheur et de gaité en prime
A ma vie de travailleur las de s'agiter.
J'ai plaisir à boire vos mots jusqu'à l'ivresse
Et je trinque à ma muse, infidèle bougresse
Que j'implore ou bien renie selon mon chagrin.
Poète ami, votre carillon résonne
Ses harmonies dans mon âme qui s'en étonne
Et frémit comme une voile fait sous un brin.
Peu à peu monte en moi la sève foisonnante
De l'inspiration, c'est une bouillonnante
Lave qui ne connait d'arrêt ni aucun frein.