Ah! l' Inspiration suberbe et souveraine, L'Egérie aux regards lumineux et profonds, . . . . . . . .La Colombe, le Saint-Esprit, le Saint-Délire, Les Troubles Opportuns, les Transports complaisants, Gabriel et son luth, Apollon et sa lyre, Ah ! l'Inspiration, on l'évoque à seize ans ! . . . . . . . . . . . -- Paul VERLAINE -- Moi , j'aurai toujours seize ans ! Jeansanterre
Ô Afrique, que sais-je de toi ?
Rien du tout et trop à la fois !
Rien que le bien peu d’études
M’aient appris sur tes solitudes
Pesantes sous des cieux plombés.
Trop par tous les cris effarés
Poussés dans la brise marine,
Peuple que la mer assassine
Au seul profit de quelques-uns
Qui s’engraissent quand tous sont à jeun.
Je sais une lointaine parente
Au Maroc, faire gouvernante
De jeunes têtes couronnées.
Parmi cette vieille lignée,
J’ai appris de façon notoire
Un grand-oncle en Afrique noire,
Militaire, administrateur
Ou autre emploi par ailleurs.
Qu’ont-ils fait ? Rendus bons services
Ou léser par de vils artifices ?
Afrique, tu dois te ressaisir !
Par toi seule il faut te guérir
De ces plaies qui t’infestent
Et nourrissent les pestes
Qui empoisonnent ton continent,
Le faisant mourir lentement.
S’il le faut, use de violence
Plus de pitié ni de clémence !
Il faut la détermination
Pour gagner plus qu’une rémission.
La vieille Europe est exclue,
Elle même est aussi vaincue
Par voracité de profits
De quelques stratèges inédits .
En fait, un même mal ronge
Le monde que tient à la longe
Un GAFAM ou une OMC
Charmeur mais aux gains insensés.
Oui à l’Afrique et à la Terre
Si l’équité en est la mère.