Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 08:59

Dans ma série "Lettres aux femmes" voici un poème ( publié sur un blog d'Orange il y a quelques années déjà ! ) que j'ai retrouvé dans le mille-feuilles d'un disque dur où reposent de tendres rimes parmi un fatras "électronico-bricolo".

 

Adorations

 

( VERSION CORRIGEE AU 010708 )

 

 J'ai tressé quelques fleurs en diadème,

Blanches épanouies, roses en boutons,                                    

L'ai déposé avec précautions

Sur mon idole au visage blême

 

Dont le buste de marbre d’Italie,   

D’une jeune femme au regard lointain

Est d'un port assuré et au trait fin

Comme une Vierge de Botticelli.

 

Dans une chapelle, je veille et prie

Le Destin, la Fortune et tous les Dieux

Qui habitent les abîmes et les cieux.

Je brûle partout encens et bougie.

 

Des musiques assourdies, airs celtiques,

Chants et psalmodies de monastères

Élèvent mon âme dans ses prières.

Mes lèvres murmurent de vieux cantiques.

 

Des icônes d'église bulgare,

Quelques ex-voto de marbres anciens, 

Des enluminures d'auteurs romains

Arrêtent et appuient chaque regard.

 

De l'ombre, j'irai à la Lumière

Quand enfin nos cœurs se reconnaîtront.

Madame, pour Vous des neuves chansons

Clôtureront ma peine et ma prière.

 

Jeansanterre

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:42

Vous êtes si ravissantes

 

Vous êtes combien charmantes

 

Demoiselles aux doux sourires

 

Encombrées de nos désirs

 

Où votre trouble se confond

 

Et fait rougir votre front !

 

Qu’Il soit le tout premier

 

Qu’Il soit le bon dernier

 

Il est votre hôte royal

 

Et son prix est sans égal !

 

 

Vous êtes si ravissantes

 

Vous êtes combien charmantes

 

Femmes en maternité

 

Encombrées d’obésité

 

Gestative et prénatale

 

D’une existence foetale !

 

Qu’Il soit le tout premier

 

Qu’Il soit le bon dernier

 

Il est votre hôte royal

 

Et son prix est sans égal !

 

 

Vous fûtes si ravissantes

 

Vous fûtes combien charmantes

 

Mères en surmenage

 

Encombrées d’enfantillage

 

Sollicitées pour mille soins

 

Des marmots dans leurs besoins !

 

Qu’Il soit le tout premier

 

Qu’Il soit le bon dernier

 

Il est votre hôte royal

 

Et son prix est sans égal !

 

 

Vous fûtes si ravissantes

 

Vous fûtes combien charmantes

 

Mamies aux généreux sourires

 

Encombrées de vos souvenirs

 

Vous n’espérez pour l’an nouvel

 

Qu’un repos qui soit éternel !

 

Qu’Il soit le tout premier

 

Sûr que nul ne saurait le nier

 

Il est votre paix royale

 

Sa valeur est sans égale !

 

 

Jeansanterre  dimanche 16 octobre 2016

 

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 01:09

BETTY

 

Peux tu me pardonner si je t'ai effrayée


Ce qui m'arrive n'est ce qui est mérité

.

Je suis lent à apprendre ainsi qu'excuter,


Depuis toujours je n'ai jamais su travailler.

 


 

Mais flâner, mais rêver , je sais parfaitement 

!

Mon père était un doux, ma mère est la plus tendre


Des deux, mes frères et sœur savaient se faire entendre.


Craintif, la lecture était mon ravissement.

 


 

Alors à la traîne des aînés que je suivais


J'ai grandi sans efforts, puis cette fille aimée


Et nos deux enfants, Ô famille reformée


qui fut un refuge doux, hélas je rêvais !

 



 

Nous divorçames puis je retounai chez ma mère,


Seul ...J'ai trainé neuf ans, enfin miracle en somme,


J'ai retrouvé là mon premier flirt de jeune homme,


Après trente cinq ans, notre fougue fut primaire.

 


 

Depuis cinq ans je vis avec ma tourterelle,


Dans son nid plus de couvée, nous sommes l'un à l'autre.


Chérie, plus rien de mon côté et peu du vôtre :


Parents et amis éloignés, quelle perte cruelle !

 


 

Car l'amour et l'eau fraiche ne sauraient suffire ;


Le nid est tissé de dettes et frais communs


Que ma chérie honore du travail de ses mains


Moi, je n'apporte rien ou bien peu il faut dire.

 


 

Sans travail ni relation amicale, j'ai peur


De cet isolement du à ma pauvreté.


Mon amitié ainsi que ma fraternité


Soumis aux péages des chevaux-vapeurs !

 


 

Vrai j'ai la santé, vrai j'ai de l'amour et voit,


Betty, même la muse est revenue, bonsoir !


Alors douce amie, j'ai eu plaisir en ce soir


De ta présence qui restera auprès de moi.


 

MILLE FOIS MERCI !!!

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 08:45

Bonjour Betty,

 


 

Comme chacun et tout le monde,


J'ai rejoint l'infernale ronde.


Non,celle hypnotique, abrutie


Par les bureaux ou les trois-huit.


Mais celle encore pire de l'errance


Sans le sou, car sans une chance


D'un travail donc point de salut,


L'hostilité de tous en plus.


L'âge est-il à ce point immonde,


Soixante ans est ce trop pour ce monde ?

 


 

 

J'ai regrets du temps de l'Eden.


A vec Erato notre hymen


Etait doux et fécond et puis


J'avais de bien charmants amis.


Betty, sûr aussi vous en êtes


De ces têtes en l'air de poêtes !


Votre âme est la souce d'une eau


Riche et scintillante de mots


Tels des pépites et vos rimes


L'émotion pure et intime.

 

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 22:27

Bonjour à tous,

En guise de rentrée automnale, j'ai le plaisir de vous présenter un poème dont la forme s'appelle un carillon.

Le carillon [en tant que poème à forme fixe] se compose de trois quatrains suivis de trois tercets.
Les trois quatrains sont sous forme hybride.
Les trois tercets peuvent être sous forme liée, glissante, ou semi-orpheline.
→La pièce comprend 21 vers au total : (3x4) + (3x3)

 

 

Compagnon de Poésie j'aime votre chant.

Jamais mon émotion en l’œuvre ne s'use

Quand s'exprime gracieusement votre muse.

Vos extases sont miennes en nos cœurs s'épanchant.

 

Depuis le printemps, pris d'une fièvre obtuse ,

Si commune est quelle semble nécessité,

Je n'ai plus l'oreille aux propos de ma muse.

Lassée de mon indifférence, elle m'a quitté.

 

Hors donc ! Continuez ami, chantez, chantez !

Que les roulements discontinus de vos rimes

Soient vagues de bonheur et de gaité en prime

A ma vie de travailleur las de s'agiter.

 

J'ai plaisir à boire vos mots jusqu'à l'ivresse

Et je trinque à ma muse, infidèle bougresse

Que j'implore ou bien renie selon mon chagrin.

 

Poète ami, votre carillon résonne

Ses harmonies dans mon âme qui s'en étonne

Et frémit comme une voile fait sous un brin.

 

Peu à peu monte en moi la sève foisonnante

De l'inspiration, c'est une bouillonnante

Lave qui ne connait d'arrêt ni aucun frein.

 

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 18:18

Bonjour,  je vous propose une autre forme de poème: le  Zégel.

C'est une poésie à l'origine arabo-andalouse, Le zégel est un « Poème en 16 vers de 08, 10 ou 12 pieds
→ Forme : AAAB – CCCB – DDDB - EEEB
→ La rime B est obligatoirement une rime masculine
→ A - C- D - E sont des rimes féminines

Emporté par ma muse,  j'ai commis l'indélicatesse de versifier sur 6 pieds, mais mes amis et poètes de POÉSIS ne m'en ont point tenu rigueur, alors je vous dépose ces quelques vers de Zegel.

Note: Ce 8 mars, journée de la femme, tombe bien à propos pour une allégorie de ce merveilleux continent qu'est l'Afrique !

 

Afriques, sœurs jumelles

Vous deux êtes tant belles,

Tant sages mais rebelles

À l'homme d'Occident !

 

Toi la fatma berbère

Sous ton voile sévère,

Vit une âme où s'avère

Un bonheur évident !

 

Et toi, femme d'ébène

Quand chaque jour t'amène

Un chant qui se promène,

Ton plaisir est ardent !

 

Toutes deux vénérables

En vos corps adorables,

Vos atous désirables

Consumment l'Occident !

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:10

Amies et Amis voici un poème qui est une éloge ( en ce cas on l'appelle BLASON ) ou une satire ( en ce cas c'est un CONTRE-BLASON )  d'un être ou d'un objet. Ici il sagit d'une satire donc d'un contre-blason sur mon nez, car on n'est jamais si bien servi par soi-même pour trouver quelque défaut. 

Ce poème est une étude de composition que je fais au sein d'un groupe de poètes amateurs dont certains très "pros" aident les débutants comme moi sur les règles de versification  en travaillant sur les différents types de poèmes en vers. L'association se nomme " POESIS". Vous trouverez tout renseignements en cherchant via Google ou autre.Merci à Khriss, Flormed, Stellamaris et Calijo  menbres de Poésis pour leurs aides dans la correction de ce texte qui est la sixième et dernière version corrigée.

 

.«De quoi ? Mon nez ? Mon nez vous gêne ?
Ma douce amie, oh point de peine !
Pour don d'un seul baiser de vous
Voici ma joue au toucher doux ».

Ô quel affligeant appendice,
Faut-il bien que je le maudisse !
Cruel héritage mon père
Qu'ici votre sang me confère.
J'aimais mon nez encore enfant,
Je l'ai haï devenu grand.
Pourquoi ce décorum de proue ?
Cette chimère désavoue
Les grands espaces de ciels bleus
Où brille mon regard heureux.
Pourquoi ce nez fait-il fontaine
Au long de l'hiver sous la laine
Et fait-il nez de clown l'été,
Genre gros fruit rouge éclaté ?
Au moins, s'il eut gagné de grâce
Devenu fin et perspicace
Pour célébrer un vin divin,
Louanger fort quelque mets fin !
Au moins s'il eut gagné les gloires
De quelques joutes oratoires,
Devenu nez de Cyrano,
Prompt au duel sur un bon mot.
Hélas, mon gros nez ne s'apprête
Qu'au port de bésicles, c'est bête !

.« Fort bien ! Me voilà déjà mieux,
J'y vois bien plus clair. Mais grands dieux !
Quel étrange nez douce amie.
Donc vous aussi ? quelle ironie ! ».

 

Jeansanterre, mercredi 16 Janvier 2013

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 22:30


 

L'an vieux se meurt quand le nouveau s'annonce.

Bonne année !

Il neige, dans la nuit quelqu'un s'enfonce

Bonne année !

Et reparaît à chaque réverbère.

Bonne année !

Il va joyeux d'un festin qu'il espère

Bonne année !

Ou bien vers les amis et les parents

Bonne année !

Ou encore aux tables de restaurants.

Bonne année !

Alors partout fuse la ritournelle

Bonne année !

Que messieurs, mesdames et mesdemoiselles

Bonne année !

Vous vous échangez bien aimablement

Bonne année !

Comme un interminable bégaiement:

Bonne année !

Bonne année !

Bonne année !

Bonne année !

 

 

Jeansanterre dimanche 30 Décembre

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 12:02

 

Poème en miettes … de gâteau à la demande de Cheyenne41

 

Alléché puis affolé par l'affriolante

Photographie d'une starlette appétissante,

Au plus tôt je m'enquis de ce joli lot là.

Oh, il faut que je la trousse cette Falballa !

Aussitôt dit, aussitôt faite pour mon désir,

La voilà pimpante prête à tous mes plaisirs.

En bon amant, je la dévore des yeux d'abord,

Je la tourne en tous sens, lorgnant ses débords.

Puis je la titille avec le bout de ma langue,

Je pressens que ma raison vacille et tangue !

Partout sa peau ambrée ferme, douce et nacrée

Met en valeur son fruit exotique et sucré.

Mais voilà, soudain je ne me domine plus

Et je mords ma belle, sans souci qu'il lui déplut,

Mon appétit vorace l'englouti peu à peu.

Oh ça !Je devine votre cœur qui s'émeut.

Je sais, vous me jugez ogre mais je suis lion

J'ai la part du roi, la meilleur des portions,

Et comme cet animal, j'ai fini sur le flan.

Cette fois-ci, c'était d’œufs, de sucre et lait blanc,

Demain quelle autre gourgandine en chemise

Sera l'heureuse élue, à mes agapes promise ?

Amandine, ou bien délicieuse nonnette,

Venez à moi Charlotte que je vous émiettes !

 

Jeansanterre, Jeudi 13 Décembre 2012

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 15:04

Hommage à toute les mères dont la mienne ( j’ai  célébré ses 90 ans le 3 Novembre dernier ).

 

Homme, as-tu souvenirs  de  ta vie primaire ?

Que ton premier cœur fut celui de ta mère ;

Que ton sang fut le sien, vital et nourricier, 

Pulsant sa chaleur comme le feu d’un brasier.

Avant même de voir, tu étais sous l’hypnose

Du rythme  de son cœur et, admirable chose,

Les chants et confidences  dont elle te berçait

Dans son ventre tiède, tu les reconnaissais !

Initiatrice première de tes nouveaux frissons,

Ses peurs et joies vives, elle t’en fit sensations.

Neuf mois gravent au couteau le cœur du petit homme

D’un seul commandement : aimez-moi, tendre pomme !

Vingt ans plus tard arrive l’amour et la fusion

De ce volcan rappellera ces émotions.

C’est  l’ordre originel, obligé par nature

Que s’unir à la femme, vers  sa douce dictature.

Issus du sein maternel, les hommes sont attachés

À l’éternelle Eve, mère d’humanité.

 

Jeansanterre,  jeudi 22 novembre 2012.

Repost 0
Published by JEANSANTERRE - dans poésie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de JEANSANTERRE
  • Le blog de JEANSANTERRE
  • : Ah! l' Inspiration suberbe et souveraine, L'Egérie aux regards lumineux et profonds, . . . . . . . .La Colombe, le Saint-Esprit, le Saint-Délire, Les Troubles Opportuns, les Transports complaisants, Gabriel et son luth, Apollon et sa lyre, Ah ! l'Inspiration, on l'évoque à seize ans ! . . . . . . . . . . . -- Paul VERLAINE -- Moi , j'aurai toujours seize ans ! Jeansanterre
  • Contact

Recherche